Valérie Daux, globetrotteuse du climat

« Mon goût pour les sciences naturelles est né dans les forêts vosgiennes que j’ai arpentées dès la petite enfance au côté du guide exceptionnel qu’était ma grand-mère, une analphabète qui avait une mémoire et un sens de l’observation étonnants, raconte Valérie Daux. Je n’ai jamais envisagé sérieusement de faire un autre métier que celui d’étudier le milieu naturel. »  Ainsi, c’est en passant au crible les cernes des arbres qu’elle reconstitue les humeurs passées du climat.

Maitresse de conférence à l’université de Versailles Saint Quentin en Yvelines, elle s’intéresse aussi bien aux arbres d’île de France, qu’à ceux du Maroc, de Slovénie ou de Patagonie. « Le terrain, c’est la base de mon métier, explique-t-elle. C’est ce qui me nourrit. » Et c’est aussi ce qui alimente la science du climat : « certains arbres, comme les cyprès de Patagonie, peuvent atteindre les 3 600 ans ! 3 600 ans d’archives climatiques continus, enregistrées année après année dans les cernes des arbres. »

En appliquant son approche aux arbres vivants de Fontainebleau et à ceux, morts, qui constituent les poutres du château , la chercheuse a pu démontrer que l’augmentation récente et toujours en cours des températures se produit à un rythme sans précédent au cours des 700 dernières années. En outre, dans un travail réalisé avec son étudiante, elle a observé une modification du cycle de croissance des arbres de Patagonie, là encore en lien avec le changement climatique.

 

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